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histoire session juin

 
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nouille2005
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MessagePosté le: 22/08/2006 13:50:49    Sujet du message: histoire session juin Répondre en citant

Sous le terme d'économie de guerre, on décrit non pas l'ensemble des rapports économiques en temps de guerre, mais leur adaptation aux exigences d'une guerre: un très large interventionnisme (Etatisme) régule alors l'économie de marché, sans toutefois la faire disparaître, sans éliminer la propriété privée de moyens de production ni la libre circulation de la main-d'oeuvre. L'approvisionnement de la population, de l'économie et de l'armée s'effectue par l'intermédiaire d'un système administratif d'attribution et de distribution (Approvisionnement économique du pays). En Suisse, l'économie de guerre a aussi été désignée par les termes de mobilisation économique, de prévoyance économique en temps de guerre, de défense nationale économique ou d'économie de défense.
L'adaptation de l'économie à une situation de guerre comporte de gros risques. Selon la nature de la menace, une partie de la consommation est transférée du secteur civil au secteur militaire. De plus, les ménages privés subissent des pertes de revenus à cause des coûts du conflit. La production d'armes au lieu de biens durables (machines) débouche sur des désinvestissements. Enfin, s'il faut maintenir les revenus des mobilisés à un certain niveau, des tensions inflationnistes apparaissent. Les pays qui ne sont pas directement impliqués dans une guerre cherchent à intervenir le moins possible dans leur économie, ne serait-ce que pour recouvrer rapidement une bonne position après le conflit. Pour un petit pays sans grandes ressources en matières premières, il s'agit de prendre en compte les facteurs internes (agriculture, arts et métiers, industrie, distribution) et externes (importations, exportations). Il faut aussi viser une "synthèse stratégique" (dont l'importance fait l'objet de controverses) qui englobe, outre les éléments économiques, les aspects politiques, militaires, sociaux et psychologiques. Si cette démarche échoue, le niveau de vie de la population civile peut baisser au point de susciter des conflits sociaux. Par ailleurs, le service militaire obligatoire mobilise les hommes en grand nombre; le recours à la main-d'oeuvre féminine pour les remplacer a suscité bien des réticences en Suisse durant les deux guerres mondiales et il a disparu rapidement à la fin des conflits.

En France, en Allemagne, comme au Royaume-Uni ou en Russie, les
besoins militaires nécessitent une intervention grandissante de
l’Etat dans l’économie, qui rompt avec la tradition libérale qui prévalait jusque-là. Les gouvernements organisent les commandes militaires auprès
des grands industriels : Krupp en Allemagne, le fabricant du célèbre canon "Grosse Bertha", ou encore Renault, l’un des pionniers dans la construction
de chars d’assaut. Cette première expérience de dirigisme incite les gouvernements à rester très impliqués dans la vie économique après la fin
de la guerre.



Afin de répondre aux dépenses énormes occasionnées par la guerre, les belligérants recourent à une inflation contrôlée pour modérer le montant des remboursements. Ils souscrivent également des emprunts auprès de leur population mais aussi des pays neutres, et notamment des Etats-Unis, premier créancier d’une Europe qui sort ruinée de la guerre.

La production de guerre en chiffres
Production de mitrailleuses Hotchkiss (France)
1914 : 100 exemplaires; 1918 : 17 000 exemplaires

Production d’obus (Royaume-Uni)
1914 : 5 millions; 1918 : 67 millions

Nombre d’ouvriers employés dans l’industrie aéronautique (France)
Août 1914 : 2 000; Novembre 1918 : 168 000

La crise de 1929 a constitué un véritable cataclysme pour l'économie libérale en raison de son ampleur et de sa durée exceptionnelle, méconnues au XIXe siècle. Contrairement aux crises antérieures, considérées comme des "crises de croissance" alternant avec des phases de prospérité réelle, elle s'est greffée sur une stagnation qui durait depuis 1921. Elle a placé le régime capitaliste devant des difficultés telles qu'il n'a pu survivre qu'en se réformant profondément. On peut y voir une rupture essentielle avec un ordre économique et social séculaire dont les deux piliers se sont effondrés brutalement : liberté commerciale et domination de l'or dans le cadre du système monétaire international de l'étalon-or.
Pourtant, dix ans après une guerre qui semblait avoir condamné le monde à un appauvrissement général, l'optimisme l'emportait dans un monde qui se reprenait à rêver d'économie sans crise, comme l'atteste l'euphorie des années 20, "les Années folles".
Cependant, certains rouages du mécanisme économique se sont enroués pendant la période, ce qui a fini par mener le monde entier à la crise :
les migrations internationales, facteur d'équilibrage, sont de plus en plus freinées par les Pays Neufs et les États-Unis (lois sur les quotas de 1921 et 1924)
le commerce international rencontre des obstacles : tentations protectionnistes, nationalisme économique, mutation structurelle de la DIT, Division Internationale du Travail (l'Europe n'est plus la seule usine du monde).
le fonctionnement du crédit international devient moins facile car New York, nouveau créancier de poids, n'a pas les traditions de Londres ou de Paris et s'oriente plus vers son marché intérieur; en outre, les mouvements de capitaux deviennent plus spéculatifs (voir spéculation), donc perturbateurs (prégnance des placements à court terme)
un mouvement inquiétant caractérise le rapport entre les prix agricoles qui baissent et les prix industriels qui augmentent (crise des ciseaux)
une multiplication des cartels dans l'industrie, signe d'une tendance à la surproduction
un marché du travail "encombré" en pleine "prospérité", ce qui provoque une dénonciation du chômage technologique dû à des progrès techniques trop rapides.
La foule devant le New York Stock Exchange après le krach
Mais la première manifestation réellement probante de la crise n'intervint qu'en octobre 1929 à la suite du krach boursier de Wall Street, avec l'effondrement des cours des actions en bourse (le jeudi noir), qui met fin a un boom spéculatif : le Dow Jones était passé de l'indice 100 en 1926 à 216 en 1929.
Dès les premiers signes de fléchissement boursier, les banques ont restreint leurs crédits et découverts afin de faire face aux difficultés (risque de retraits massifs des dépôts, pertes d'argent). La portée de cette restriction est capitale pour l'économie réelle qui était soutenue par le crédit, et ce d'autant plus que les entreprises avaient engagé leur trésorerie dans la spéculation.
L'ampleur et la profondeur de la crise sont sans pareil, puisque la crise est universelle, et cela se manifeste à travers trois formes :
aucun secteur économique n'est épargné, la crise étant à la fois financière, commerciale, industrielle, agricole
aucun secteur social ne lui échappe, contrairement aux crises antérieures où n'étaient touchés que les ouvriers et leurs employeurs; en 1929, toutes les classes sont frappées, y compris les rentiers et les fonctionnaires
tous les pays sont atteints, sauf l'URSS qui vit en vase clos et ne perçoit qu'un faible écho de la crise mondiale
Le système capitaliste est ébranlé par la crise, notamment par le biais des phénomènes financiers, quand les États-Unis rapatrient leurs avoirs à l'étranger. Les pays les plus touchés sont ceux d'Europe centrale et orientale, l'Autriche étant touchée la première, la panique se développant en Allemagne avant de se propager en Roumanie et en Hongrie. Le Royaume-Uni est ensuite touchée par la débâcle allemande qui pousse le gouvernement allemand à geler les capitaux britanniques placés en Allemagne; la crise britannique se répercute dans l'Empire britannique et en Amérique latine. La France ne fut touchée qu'en 1932 grâce à sa situation bancaire plus solide et à son caractère plus agricole.
Les prix s'effondrent, les échanges mondiaux reculent (moins 30% en volume de 1929 à 1933), les déficits commerciaux sont de moins en moins compensés par les revenus invisibles (financiers), le crédit international se paralyse et l'ordre monétaire mondiale est démoli. La misère sociale se traduit par la ruine de nombreuses entreprises (faillites bancaires, industrielles et commerciales) et par la misère ouvrière (baisse des salaires réels, chômage dramatique - jusqu'à 25% des actifs aux États-Unis).
Pour trouver des solutions nouvelles à une crise inédite, l'interventionnisme se développe dans tous les pays en parallèle aux idées de John Maynard Keynes (la "révolution keynésienne". Cherchant à relancer le pouvoir d'achat plus que les profits des entreprises, il aida à faire redémarrer l'économie sur des bases nouvelles jusque dans les années 1970/1980.
XIXe siècle et au XXe siècle est irrégulière, elle est marquée par des cycles de Juglar (cycles courts de 6 à 11 ans), imbriqués dans des cycles plus longs, dits de Kondratieff (de 20 à 25 ans) et généralement marqués par deux phases :
une phase de croissance (A) 1848-1873 puis de récession (B) 1873-1896 (la Grande Dépression)
puis, à nouveau, une phase (A) 1897-1920 et une phase (B) 1921-1939
Les crises ont eu, tout au long du XXe siècle, plutôt tendance à aboutir à une remise en cause du libéralisme. À la suite de la crise de 1929, les mesures prises par le président américain Roosevelt dans le cadre du New Deal font écho aux théories de John Maynard Keynes. Mais depuis les années 1970, sous l'influence des économistes de l'école de Chicago, comme Milton Friedman, la crise aboutit au contraire à une progression générale du libéralisme, par le biais de politiques nationales (Ronald Reagan, Margaret Thatcher), ou internationales: Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT), Organisation mondiale du commerce (OMC).






Cette crise se décompose en 3 mouvements : la crise étudiante, la crise sociale et la crise politique.
C'est un mouvement étudiant né à Nanterre le 22 mars1968 par une volonté de plus de libertés Très vite les universités, les syndicats et les partis de gauche s'unirent pour occuper les établissements publics, les écoles et les usines. La crise de Mai 68 est le reflet d'un problème de société. L'absence de locaux scolaires et universitaires créant une surcharge d'effectifs entraîne un mécontentement profond au sein de la vie universitaire (196000 en 1958, 570000 en 1968). L'agitation éclate à la faculté de Nanterre dont les étudiants occupent les locaux. Des manifestations éclatent dans les rues de Paris puis s'étendent à toute la France. Les forces de l'ordre s'opposent à ces manifestants faisant de nombreux blessés (400 blessés le 10 mai). Les intellectuels comme Jean Paul Sartre soutiennent ce mouvement et souhaitent qu'il s'étende à toute la société. Pour calmer cette tension Georges Pompidou (1er Ministre) libère 466 manifestants. Le mouvement étudiant est soutenu par une large partie de la population française.
Dans un deuxième temps la crise étudiante s'élargit à la société. La CGT (confédération générale du travail), la CFDT (la confédération française démocratique du travail) et le FEN (fédération de l'éducation nationale) avec les étudiants défilent le 13 mai 1698 dans les rues de Paris. Le 14 mai la grève générale est instaurée avec occupation des usines. Ce mouvement s'étend à toute la France. La vie économique est bloquée. Le 24 mai De Gaulle propose un référendum sur la réforme des universités mais si le non l'emporte, il démissionnerait en tant que chef d'Etat. Georges Pompidou entreprend des négociations de salaires avec le patronat et les salariés Les accords de Grenelle sont signés le 27 mai.
Une crise politique succède à la crise sociale qui dure du 27 mai au 30 juin1698. Le 29 mai De Gaulle disparaît pour s'assurer de son soutient des troupes françaises en Allemagne. Le 30 mai De Gaulle dans un message radiodiffusée de 4 minutes annonce la dissolution de l'Assemblée Nationale. Une manifestation de 500 000 personnes soutienne De Gaulle et l'idée de retourner devant les urnes pour élire leurs nouveaux représentants politiques (députés). Les grèves cessent immédiatement et le travail dans les usines reprend. Le mouvement gaulliste remporte les élections législatives du 23 et 30 juin. Les accords de Grenelle sont élargis (augmentation de salaires de 10%, revalorisation du SMIG, reconnaissance du droit syndical dans l'entreprise et réduction des horaires de travail).
La crise de mai 1968 a permis la libération sexuelle et féminine.

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MessagePosté le: 22/08/2006 13:50:49    Sujet du message: Publicité

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