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histoire session janvier

 
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nouille2005
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MessagePosté le: 22/08/2006 13:27:35    Sujet du message: histoire session janvier Répondre en citant

Histoire économique :


Les différentes étapes du développement économique :

1ER étape : système primitif de l’économie , système le plus simple, on vit de la chasse et de la peche, il faut satisfaire le besoin en utilisant la nature le but et de vivre ou survivre, le système va se perfectionner avec l’agriculture et la troc

2IEME étape : économie dominicale basé sur le domaine,on a un seigneur qui administre un espace étendu sur lequel vit la population c’est un système féodal,
Basé sur les trois ordres :
Clergé
Noblesse tiers état
Ce système va marcher jusqu’au 13ième siècle tant que la noblesse peut protéger le peuple puis avec l’arrivée des canons et de la poudre cela ne sera plus possible

3iéme étape : économie artisanale urbaine , spécialisation des métier
La main d’œuvre : salaire c’est le début du conflit d’intérêt
On réglemente le métier pour éviter le libéralisme

Nouvelle étape :avec le commerce à longue distance l=e capitalisme se développe
Au 16ième siècle le capitalisme prend une forme marchande
Naissance de la doctrine du mercantilisme :

Le nationalisme et étatique monétaire
Repose sur un élément monétaire métallique
cette doctrine est protectionniste elle prend la forme de monopole accordé par l’état

La plénitude du démarrage : période pendant laquelle les sociétés éliminent tous les ,obstacles au démarrage
La marche vers la maturité : l’économie prouve qu’elle est capable d’aller au delà de l’industrie
L’ère de la consommation de marché :période ou l’on produit des biens de consommation durables et des services

La hausse des prix :

Entre 1720-25 et 1780 -85 :

On constate une courbe qui augmente stabilisation de la monnaie en janvier 26 un édit rooyale mets de l’ordre dans la monnaie par rapport au métaux

Chapitre deux : la révolution :

La Révolution française est un ensemble d’événements et de changements qui marque dans l’historiographie française le tournant entre l’« époque moderne » et l’« époque contemporaine ». C’est aussi la première fois, dans l’histoire de l’Europe depuis l’Antiquité, que le « principe du régime monarchique » a été renversé, et non simplement le monarque lui-même comme lors de la première révolution anglaise de Cromwell.
Son impact est également dû aux Guerres de la Révolution française et de l’Empire qui ont touché une large partie de l’Europe continentale avec la création de « républiques sœurs » ou la fin du Saint Empire romain germanique, qui perdurera cependant sous la forme de l'empire austro-hongrois.
A la veille de la Révolution française, la France est le pays d'Europe le plus peuplé devant la Russie, et le troisième pays le plus peuplé dans le monde après la Chine et l'Inde.
On estime qu'un quart de la population française seulement parlait le français, le reste de la population parlait des langues et dialectes régionaux.
La période révolutionnaire commence en 1789, avec la réunion des États généraux et la prise de la Bastille, et se termine en l’an VIII du calendrier républicain (1799) avec le coup d'État du 18 brumaire de Napoléon Bonaparte.



On peut distinguer plusieurs causes profondes à la Révolution française :
la crise des finances : le budget de l’État est déficitaire à cause des dépenses engendrées par les guerres du XVIIIe siècle ;
la contestation de la société d'ordres et des privilèges : les deux premiers ordres de la société française (clergé et noblesse) ne paient pratiquement pas d’impôts. L’essentiel de la charge fiscale repose sur le tiers état ;
le bas clergé est favorable à des réformes ;
les idées des Lumières, diffusées dans certains groupes sociaux favorisés (noblesse, bourgeoisie), posent les principes de liberté et d’égalité. Elles contestent la monarchie absolue. Le roi cède à l’immobilisme des ordres privilégiés et refuse les réformes nécessaires ;
certains historiens estiment également que le jansénisme a joué un rôle important, introduisant une fracture dans les élites puis dans la société ;
les révolutions anglaises du XVIIe siècle et américaine du XVIIIe siècle donnent des modèles aux élites françaises (La Fayette notamment) ;
les mauvaises récoltes de 1788 provoquent la hausse des prix et la spéculation qui déclenchent le mécontentement de la population.
Émergence et diffusion des idéologies nouvelles [modifier]
Tout le système du pouvoir repose sur la monarchie qu’a constitué la France comme pays et comme État (agrandir le « pré carré » selon les capétiens). Cette monarchie a organisé un système administratif efficace, mais il a été développé en fonction d’une mentalité particulière qui se transforme en guerilla au cours du XVIIIe siècle. Le roi règne par délégation de Dieu ; la tradition monarchique s’inscrit dans le respect des traditions juridiques (coutumes) et des traditions familiales.
Cette monarchie repose sur le principe d’une union intime et concrète entre le roi et son peuple, le roi étant le représentant du peuple.
Ces bases du système politique vont être contestées et attaquées. Cette évolution va s’opérer en trois temps : (article en cours de rédaction, ce qui suit n’intervient en principe que bien plus tard dans l’article ! )
La philosophie des Lumières se diffuse pour de nombreux lecteurs de la moyenne et de la petite bourgeoisie.
Les thèmes subversifs de l’ordre établi se généralisent dans les années 1770-1780 avec le secours de l'« anglomanie » et l'influence de la découverte de la société libérale américaine (Guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique de 1770-1783), ainsi que le contexte français de rébellion des juristes, et notamment des Parlements contre l’autorité royale une première fois dans les années 1760-1770, puis les années précédant la Révolution.
La philosophie des Lumières prend le contre-pied de la condition que les Français avaient vécue pendant des siècles, que cette condition ait été le résultat d'une pensée, d'une volonté, d'une adhésion ou d'une résignation.
Le culte du progrès et de l’avenir s’oppose systématiquement à la tradition. L’Encyclopédie (Diderot) est un hymne au progrès technique (le thème du progrès technique est transposé dans l’ordre politique et social) et idéologique. Ces analyses s’opposent aux idées anciennes :
à l’ordre s’oppose la liberté ;
au devoir s’oppose le bonheur ;
à l’obéissance s’opposent les droits imprescriptibles et sacrés (notion qui se retrouve de plus en plus dans les textes royaux) ;
à la hiérarchie s’oppose l’égalité naturelle (Rousseau), qui doit conduire à un système politique nouveau : la démocratie et l’égalitarisme social. Il y a un climat de défiance vis-à-vis de tout ceux qui dépassent le niveau commun ;
de même, à la place des dogmes de l’Église se diffuse l’esprit de tolérance, même dans les textes royaux (par exemple, l’Édit de tolérance en 1787 crée le mariage laïc en faveur des protestants).
C’est un processus qui se développe en plusieurs étapes : 1er temps : sarcasmes contre l’Église sous couverts de lutte contre le « fanatisme », les libertins puis les philosophes vont se déchaîner contre les croyances, les pratiques et les principes de l’Église catholique. Ces élites, proches du pouvoir, sont presque entièrement détournées de l’Église. La monarchie se trouve indirectement atteinte et menacée en raison du lien pluriséculaire avec l’Église. Mais les masses restent attachées à la religion catholique, malgré une poussée de méfiance vis-à-vis du clergé. 2e temps : examen du système social et politique (période de Montesquieu) ; les actes royaux sont désormais critiqués, et on assiste à l’irruption de l’accusation de despotisme et même d’illégalité, notamment de la part des Hauts Magistrats qui se présentent comme les défenseurs du peuple. L’idée que le pouvoir souverain suprême réside dans la Nation apparaît. La loi n’est plus conçue comme une conséquence technique de dispositions créées par le Roi et la coutume est appliquée par les tribunaux mais comme une norme fondamentale créée par la volonté nationale.
Malgré tout, les Français de 1789 dans leur immense majorité n’imaginent pas une Révolution violente tout en espérant une réforme profonde de l’État, et ce dans un climat pacifique.
En 1788 a lieu la « Journée des tuiles de Grenoble » : les protestations des familles touchées par la catastrophe économique se multipliant depuis mai, ces agitations poussent la garnison à intervenir le 7 juin. Celle-ci sera reçue par des jets de tuiles lancées par les habitants de Grenoble montés sur les toits. Après la « journée des tuiles », une assemblée des trois ordres (noblesse, clergé, tiers état) se réunit au château de Vizille et décide la grève des impôts tant que les États Généraux de la province n’auront pas été convoqués par le roi pour les voter. En faillite et incapable de rétablir l’ordre, Louis XVI cédera en août 1788.

Le blocage du pouvoir [modifier]
Histoire de France
Antiquité
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Mérovingiens
Carolingiens
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Bourbons
Époque contemporaine
Révolution française
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Premier Empire
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Monarchie de Juillet
Deuxième République
Second Empire
Troisième République
France de Vichy
France depuis 1945
Voir :
Liste en rapport avec l'histoire de France
Chronologie de la France


Les monarques (Louis XV et Louis XVI) ne sont pas restés insensibles face à la diffusion des idées nouvelles et à la multiplication des indices de transformation de la société. En conséquence, de nombreuses réformes sont imaginées pour rendre l’appareil monarchique plus efficace, pour adapter les structures anciennes aux aspirations nouvelles. La plupart de ces réformes auraient pu permettre une adaptation progressive mais les réformes sont mises en œuvre sans énergie. À cause de cette médiocrité, elles sont souvent abandonnées par les équipes ministérielles suivantes. La monarchie donne l’impression de ne pas avoir de dessein politique constant. Quelques exemples :
La Réforme judiciaire du chancelier de Maupeou est abandonnée par Louis XVI.
La réforme sociale abolit le servage en 1779, mais uniquement pour le domaine royal. Louis XVI n’ose pas étendre cette mesure aux seigneurs laïcs et ecclésiastiques.
Réforme économique : Turgot voulait supprimer les corporations et la corvée royale. Il voulait instaurer la liberté de circulation des grains. Cette réforme est instituée, mais son renvoi en 1776 marque l’abandon de la réforme et le retour au système ancien.
Réforme fiscale : depuis le XVIIe siècle, des impôts nouveaux qui pèsent sur tous, quel que soit l’ordre, s’ajoutent aux impôts anciens. De 1695 à 1701, est mis en place la « capitation », qui est un progrès essentiel vers l’égalité fiscale : les Français sont répartis en 22 classes, avec au sommet les princes de sang et au plus bas les journaliers. La charge fiscale varie de 2000 £ à 1 £ par an en fonction de la classe, mais la monarchie va autoriser le rachat forfaitaire de l’impôt par le clergé, les villes, les corporations, les pays d’État et la noblesse. En 1749, est créé le « vingtième » qui frappe tous les revenus (1/20e du revenu). Mais la monarchie cède le rachat en 1760. Cet exemple des réformes fiscales montre deux phénomènes :
La monarchie ne suit et ne peut maintenir une ligne politique.
La monarchie est confrontée au manque de ressources fiscales.
Toutefois, la pression fiscale est assez faible par rapport à d’autres pays (1759 : France 9,5 £ en moyenne par habitant et par an ; Angleterre : 22,30 £ en moyenne par habitant et par an).


La réunion des États généraux devait durer quelques jours seulement, selon les rites séculaires. Les députés arrivent à Versailles le 1er mai. Le 5 mai, le Roi ouvre les États généraux. Le discours du Roi (qui n’est en fait pas prononcé par le Roi) fait prendre conscience aux députés que la situation financière du Royaume est calamiteuse, avec un déficit très important. Le 17 juin 1789, les États généraux, sur proposition de l’Abbé Sieyès, prend le titre d’ « Assemblée nationale », ce qui est inconcevable dans l’Ancien Régime. Le 20 juin, lors du serment du jeu de paume, les députés présents s’engagent à ne pas se séparer avant d’avoir donné une Constitution écrite à la France. Face à cela, le Roi hésite. Dans un premier temps, il donne l’ordre à l’Assemblée de se disperser. Mais dans un second temps, face à la résistance, il invite le clergé et la noblesse à se joindre au tiers état.
L’Assemblée va reprendre alors immédiatement sa marche en avant. Le 9 juillet, elle se proclame Assemblée nationale constituante. Durant ces journées, l’Assemblée va réaliser une autre Révolution décisive : beaucoup de députés sont effrayés par la Révolution et vont démissionner ; l’Assemblée va déclarer qu’elle tient son mandat non pas des électeurs individuellement pour chaque député, mais collectivement de la Nation toute entière, et donc les démissions de députés ne peuvent rien changer : c’est l’instauration du principe de la représentation.
Cette Assemblée peut s’appuyer sur les espoirs de la majorité de la Nation, sur les réseaux de « patriotes ». En face, il n’y a que des ministres divisés, un Gouvernement sans ressources financières et un Roi qui recule.
L’Assemblée va déclarer qu’elle ne s’occupera des problèmes financiers qu’après avoir élaboré une Constitution.
Le 11 juillet, Necker est renvoyé par le Roi, d’où le développement d’émeutes (car Necker était très populaire à Paris, tout simplement parce qu’il refusait de lever des impôts supplémentaires, et préférait recourir à l’emprunt, ce qui a eu pour conséquence d’endetter la France qui pourtant était alors un pays tout à fait solvable). On attaque les octrois (« péages » des villes), on pourchasse les agents du fisc. Dans un second temps, on attaque les boulangeries accusées de stocker la farine pour spéculer, et les magasins d’armes. Le 14 juillet 1789, la Bastille, symbole de la monarchie et stock de poudre (avec seulement 7 prisonniers), est attaquée. C’est une journée décisive au niveau psychologique car la Révolution a désormais ses « martyrs » (« Libérateurs de la Bastille »). La monarchie a aussi ses martyrs, avec le massacre du Gouverneur de la Bastille Bethier de Sauvigny et le massacre du Gouverneur de Launay.
Louis XVI rappelle Necker et se rend à Paris le 17 juillet, où il est reçu par les insurgés qui se sont constitués en municipalité. La cocarde tricolore est adoptée par la foule et Louis XVI la porte.
À partir de ce moment, la Révolution l’emporte définitivement, et va se généraliser en province aux termes de mouvements très confus. Par exemple, la Grande Peur est une réaction qui se produit en province suite à l’annonce déformée des événements parisiens.
Entre l’Ancien Régime qui se désagrège et les nouvelles institutions qui vont s’établir au printemps 1790, la France va être secouée par une vague libertaire accompagnée de violences. Les Français prennent conscience qu’ils peuvent détruire les institutions qui les encadrent, ce qui produit une attitude de contestation, d’organisation autonome, spontanée. Les pouvoirs traditionnels cessent d’exercer leur autorité. Les intendants se contentent d’expédier les affaires courantes ou quittent leur poste. Les troupes, sans instructions, restent inactives ou parfois se révoltent contre leurs officiers. Les Parlements restent totalement inactifs. Les chambres de vacation fonctionnent avec prudence, et par un simple décret du 3 novembre 1789, l’Assemblée Nationale les met en vacances définitives. Les institutions fiscales traditionnelles cessent de fonctionner. Les citoyens cessent de payer les anciens impôts bien que l’Assemblée, après les avoir condamnés en principe, les ait provisoirement maintenus.
À Paris, la « Commune de Paris », municipalité autonome, voit le jour. En province, les municipalités continuent leurs services mais leurs membres sont souvent remplacés par de nouveaux venus qui se posent en « représentants du Peuple », et assurent la transition. Ces municipalités ont un rôle très important, en matière de ravitaillement, de maintien de l’ordre (la Garde Nationale est le regroupement des habitants armés, elle a un rôle de police publique). Les communes s’organisent en fédération : c’est le point de départ d’un vaste mouvement clôturé par la fête de la Fédération le 14 juillet 1790 à Paris.
Le Gouvernement royal sort extrêmement affaibli. En théorie, la France reste une monarchie. Mais en réalité, le pouvoir suprême est passé entre les mains de l’Assemblée Constituante qui prépare une réorganisation intégrale du système. Des commissions spécialisées issues de l’Assemblée ont la haute main sur l’ensemble de l’administration qui se soucie de moins en moins du pouvoir royal. Les ministres ne sont plus que des exécutants techniques surveillés par l’Assemblée.


La France de l’Ancien Régime a une structure sociale et juridique très particulière, fondée sur les ordres et les corps intermédiaires (Parlement, corps de métier, villes, etc.)
Les Constituants vont vouloir anéantir le passé et établir un nouveau système politique et social conforme à la philosophie des Lumières de l’individualisme libéral dans laquelle le système politique repose sur les individus égaux et isolés qui constituent ensemble la volonté générale, ce qui élimine les « corps intermédiaires ».

Le système des corporations avait garanti une relative paix sociale mais avait l’inconvénient de limiter la concurrence et le progrès. Il est critiqué par les philosophes et les libéraux car c’est un frein à la productivité, une atteinte à la liberté (notamment la liberté de travail).
Déjà, en 1774 et 1776, Turgot avait cherché à abolir les corporations, qui ont été rétablies après son départ. Ces structures sont incompatibles avec l’abolition des privilèges. Elles sont définitivement supprimées par le décret d’Allarde et par la loi Le Chapellier (1790) qui interdit les « corporations de citoyens » (autant patrons que salariés), qui interdit de se grouper pour la défense de prétendus intérêts communs, qui interdit les coalitions permanentes ou provisoires (la grève est illégale) : c’est une sorte de « liberté obligatoire ».
En 1793, la Convention nationale supprime les universités, les collèges, les associations littéraires et scientifiques (corps), les corps des « professions libérales » (avocat, etc.) : c’est la mise en œuvre de l’idée de Rousseau selon laquelle il ne doit pas exister dans l’État de factions (individus qui s’unissent dans la volonté générale).



Dès le 20 juin 1789, le serment du jeu de paume fonde l’Assemblée nationale constituante. Cet acte est le symbole de la prise de pouvoir au nom du peuple. En marquant la fin du pouvoir absolu royal de Louis XVI, la Révolution française commence.

Assemblée constituante, en majorité constituée de bourgeois et de nobles, qui mène la plus grande partie des réformes, détruisant les institutions de l’Ancien Régime :
les états provinciaux et les Parlements sont supprimés,
les communes sont instituées en remplacement des paroisses,
le pays est divisé en 83 départements,
les poids et mesures sont uniformisés,
les privilèges sont abolis,
l’égalité successorale est instaurée.
Ainsi, le pays devient plus facile à gouverner, est plus unifié et connaît une meilleure gestion des impôts.
Dès le 11 août 1789, la dîme, impôt exigé par l’Église en échange des services qu’elle offrait à la population (distribution des sacrements, écoles, hôpitaux, ...) est supprimée. Le 2 novembre de la même année, les députés font saisir le patrimoine ecclésiastique. Le 23 février 1790, l’Assemblée décide que les décrets doivent être lus par le clergé au cours des offices. Le 17 mars, les biens de l’Église sont nationalisés et mis en vente. La Constitution civile du clergé fut adoptée le 12 juillet 1790 et ratifiée par le roi à contrecœur le 26 décembre 1790, transformant les membres du clergé en fonctionnaires salariés par l’État. Les membres du clergé séculier seront désormais élus : le pouvoir pontifical est alors transgressé. Réveillant des forces les plus hostiles à l’Église, elle va transformer en adversaires de la révolution des prêtres qui avaient contribué à son succès avec une bonne partie de leurs ouailles. La Constituante a divisé la population en deux camps antagonistes.
Le texte impose, en autres, l’élection des évêques et des curés par tous les électeurs, quelle que soit leur appartenance religieuse. L’Assemblée va même jusqu'à décréter, le 27 novembre, que tous les ecclésiastiques-fonctionnaires vont devoir prêter le serment d’être fidèles à la Nation, à la loi et au roi, faute de quoi ils seront déposés. On comptera environ 45 % d’ecclésiastiques non jureurs ou réfractaires. Le drame de 1792-1793 est en germe. Dès mars 1791, le pape Pie VI condamne toutes ces réformes visant l’Église de France.
Le 14 juillet 1790, un an après la prise de la Bastille, la fête de la Fédération est célébrée sur le Champ-de-Mars. Le Marquis de la Fayette assiste à la cérémonie aux côtés du roi et de la reine. Il s’agit d’un moment d’union nationale : le roi prête serment à la Constitution fraîchement établie et sa personne est applaudie par la foule

Des expressions malvenues dans le Manifeste de Brunswick (25 juillet 1792) font état de menaces si l'on porte atteinte à la famille royale. Les troupes prussiennes commencent à envahir la France.
La nouvelle, qui parvient à Paris le 1er août, provoque une certaine panique dans la capitale, et une insurrection le 10 août 1792, avec la prise des Tuileries.
Sous la pression de ces événements, l'Assemblée législative décide avec une certaine précipitation de la mise en place d'institutions nouvelles :
Elle décide la suspension du roi, avec la suppression du régime de monarchie constitutionnelle de 1791,
Elle décrète l’élection d’une Convention nationale au suffrage universel direct. Cette « Convention Nationale » aura pour mission de gouverner le pays en assurant l'exercice de la souveraineté (défense de la Patrie), et d'établir une nouvelle constitution.
Cette convention sera élue au suffrage universel direct masculin (au-dessus de 21 ans).
Le soir du 10 août (séance de 9 heures), l'assemblée législative désigne par acclamation un conseil exécutif provisoire, composé de six membres, comprenant Danton, ministre de la Justice, et Gaspard Monge, ministre de la Marine.
Le 13 août, le roi est fait prisonnier.
On décide de réformer les institutions établies ou bien de leur substituer des solutions plus audacieuses : l’orientation radicale et démocratique l’emporte. Le coup d’État s’accompagne d’arrestations massives.
L’élection de la Convention (749 députés) se déroule dans une ambiance tendue. Sur 7 millions d'électeurs, on estime que 6 300 000 se sont abstenus (90 %). L’abstention forte donne une victoire des Révolutionnaires les plus radicaux. Le nouveau personnel politique, issu de la petite bourgeoisie, s’appuie sur les « sans-culottes » qui sont des artisans, des salariés, des petits bourgeois. Ils sont associés et organisés dans des clubs.
Cette seconde vague révolutionnaire prolonge et contredit à la fois la première :
La France étant en guerre contre l’Europe, on identifie la Révolution à la Patrie en danger, et les adversaires politiques de la Révolution deviennent ennemis de la Nation, donc sont physiquement éliminés ;
La préoccupation essentielle n’est plus d’assurer les Droits de l’Homme, mais d’établir des institutions qui assurent la cohésion et la puissance du Peuple souverain. Désormais, l’égalité précède la liberté. Les révolutionnaires veulent anéantir les « aristocrates » et réprimer les comportements inciviques, souvent au mépris des Droits de L’Homme ;
C’est dans ce contexte que Danton déclare le 2 septembre 1792 : "De l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace".
Du 2 au 6 septembre 1792, environ 1300 personnes sont massacrées dans les prisons parisiennes, au couvent des Carmes, et dans quelques villes de province : c’est la Première Terreur, connue sous le nom de massacres de septembre.
Le 20 septembre, les troupes françaises arrêtent les troupes prussiennes lors de la bataille de Valmy.
La Convention proclame la République le 21 et 22 septembre 1792. Elle décide qu’il ne peut y avoir de Constitution qu’adoptée par le peuple. On passe d’un régime représentatif à un régime qui se réclame de la démocratie directe, mais il s’agira en fait d’une démocratie constamment dirigée par une petite minorité organisée et dynamique : « les Vrais Révolutionnaires », groupés dans des sociétés politiques, notamment dans les sociétés affiliées au « club des Jacobins ».
Pourtant, parmi ces vrais révolutionnaires apparaissent très vite des divisions à propos du sort à réserver au roi Louis XVI. Le conseil exécutif provisoire et la Convention préparent le procès du roi. Les plus radicaux veulent la mort (Saint-Just dit : « on ne règne pas innocemment »). Le vote public des députés à la tribune permet le repérage des plus modérés : la mort du roi est acquise à une voix seulement.
Le roi Louis XVI est guillotiné le 21 janvier 1793 place de la Révolution. Son exécution est acclamée par la foule.
Les autres lignes de fracture sont l’organisation du gouvernement et les subsistances. Les divisions provoquent un affrontement entre les Girondins et les Montagnards.
Les Girondins, plus légalistes que les Montagnards, plus attachés au libéralisme économique, sont soumis à l’offensive des Montagnards et des forces révolutionnaires parisiennes qui réclament avec Marat et Danton des mesures radicales pour sauver la patrie en danger. Les Montagnards font arrêter et exécuter les principaux chefs girondins, les journalistes opposants.
Les Montagnards, soutenus par la Garde nationale, se rendent maître de la Convention en juin 1793.
Sous l’influence des Girondins, la Convention avait entamé la rédaction d’une nouvelle Constitution qui reprenait les principes de 1789 dans une perspective plus démocratique. Les Montagnards achèvent le travail de rédaction à la hâte, la font adopter par les députés et la présentent à la ratification populaire pour apaiser les populations des départements inquiètes du coup d’État montagnard.
Ce texte de circonstance est à la fois très libéral, démocratique, et pour la première fois quelque peu social. Mais cette Constitution ne sera jamais appliquée. Le 10 août 1793, la Convention constate la ratification populaire (le « OUI » l’a emporté) et décrète que l’application de la Constitution est suspendue jusqu’à la paix. La France sera gouvernée par un « gouvernement révolutionnaire », comme le souhaitent les partisans de Robespierre.
La Convention est l’assemblée qui remplace l’Assemblée législative après la chute de la monarchie, le 21 septembre 1792. Elle est d’abord dominée par les Girondins (députés "modérés") jusqu’en mai-juin 1793, puis par les Montagnards (qui cèdent à la pression des sans-culottes) jusqu’en juillet 1794, enfin par les Thermidoriens (qui ont éliminé Robespierre et ses partisans).
Dans la nouvelle république, le pouvoir législatif appartenait à la Convention nationale, tandis que le Comité de salut public, dirigé par Maximilien de Robespierre détenait le pouvoir exécutif. Les Girondins étaient majoritaires dans ces deux instances.
Le 21 janvier 1793 Louis XVI est condamné à mort pour « conspiration contre la liberté publique et la sûreté générale de l’État » par 387 voix contre 334. Son exécution entraîne l’extension de la guerre, à laquelle se joignent divers royaumes européens.
Le Comité de salut public proclame le règne de la Terreur (1793-1794). Pendant cette période, plus de 16 500 personnes seront exécutées. Sous la dictature de Robespierre, 500 000 Français sont emprisonnés et 300 000 assignés à résidence. Tout soupçon d’idée contre-révolutionnaire pouvait mener à l’échafaud. Cet événement, par son processus de dénonciation, est comparable à la révolution culturelle chinoise. C’est pendant cette période qu’apparaissent les mots terroriste et terreur pour désigner le comportement de l’État.
En 1794, les exécutions des Jacobins ultraradicaux (Hébert) et modérés (Danton) coupent Robespierre de son soutien populaire. Le 9 thermidor an II (27 juillet 1794), le Comité de sûreté générale convainc la convention de retirer sa confiance et mettre aux arrêts Robespierre et plusieurs autres membres influents du Comité de salut public. La nouvelle Constitution de l’an III est votée par la Convention le 29 messidor (17 août 1795) et ratifiée par plébiscite en septembre. Elle est effective à partir du 4 vendémiaire (26 septembre) de la même année et fonde le nouveau régime du Directoire.
Pour le calendrier révolutionnaire, le Directoire dura du 4 Vendémiaire an IV au 18 Brumaire an VIII.
Voir Directoire.
Pour la première fois en France, le pouvoir législatif repose sur un parlement bicaméral :
le Conseil des Cinq-Cents (500 membres)
le Conseil des Anciens (250 membres)
Le pouvoir exécutif est un directoire de 5 personnes nommées par le conseil des Anciens sur une liste fournie par le Conseil des Cinq-Cents.
Le Directoire prend fin par le coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) de Napoléon Bonaparte qui déclare « Citoyens, la révolution est fixée aux principes qui l’ont commencée, elle est finie ». Le Consulat est mis en place, un régime autoritaire dirigé par trois consuls, dont seul le premier détient réellement le pouvoir : la France entame une nouvelle période de son histoire en s’apprêtant à confier son destin à un empereur.
Note : pour certains historiens, le Consulat est la dernière phase de la Révolution française. Pour d’autres, il forme, avec le Premier Empire, une nouvelle étape de l’histoire de France.
Depuis 180 ans, la France a connu quinze constitutions depuis les premières de 1791 et de 1793. Sous l’influence de Condorcet, la Convention a adopté le projet de constitution de 1793 de République des citoyens, tout en repoussant sa mise en œuvre à des périodes plus stables.


Les nouveaux principes :


1/- Objectifs de la présentation Montrer que l’on est passé, lors de la période de la révolution Française, de l’idée à la concrétisation de la Laïcité au travers de la définition de principes, de la mise en œuvre d’actes jalonnés dans le temps. En re-situant l’ensemble dans son époque, des résultats énormes seront obtenus: Les institutions changent Le droit change Le système fiscal évolue Le système de mesure et la monnaie changent Un contexte de guerre se créé (intérieure et extérieure) De même qu’une certaine radicalisation des esprits 2/- Evolution du rapport au religieux Jusqu’en 1789 les rapports aux religieux sont caractérisés par : Accord / Pape qui date de 1516 Une très grande autorité du Roi sur l’église Une très puissance de l’église catholique Dès 1789/1790 de nouveaux principes sont appliqués Le principe d’égalité de tous les citoyens (et notamment pour les juifs et les protestants) dès 1790 Le principe de liberté : interdiction des vœux perpétuels – dispersion des biens des ordres religieux Abolition des privilèges dans la nuit du 4 août par la suppression de la dîme, suppression du casuel, les biens du clergé sont mis à la disposition de la nation et seront mis en vente à partir de la fin de 190. Derrières ces grands principes, la religion devient un service public. Même salaire pour tous les curés Uniformisation (1 diocèse par département) Démocratisation les curés sont élus pour ensuite recevoir une investiture canonique. Il subsiste une certaine autonomie de l’église, et Louis XVI approuve ces principes. Enfin la constitution civile du Clergé est promulguée le 18 juillet 1990.

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3/- Mise en œuvre conflictuelle des nouveaux principes: Les Enjeux: La société doit-elle être régie par Dieu ou non ? Les nouveaux principes définissent un contrôle des fonctionnaires qui prêtent un serment devant la nation, la loi et le Roi. Dans un premier temps le pape Pie VI ne s’exprime pas. Les prêtres se calquent sur leurs fidèles pour prêter ou non serment à la nouvelle constitution. 7 évêques sur 130 prêtent serment 52% des prêtres (20 % dans l’ouest et 80 % en Ile de France) prêtent serment. En mars, puis avril 1891 le pape condamne le serment constitutionnel un homme d’église doit choisir entre le pape et la nation. Un anticléricalisme à partir de la fin 1993 se fait jour, et s’exprime parfois violemment. Plusieurs régions sont touchées (l’Allier, la Nièvre et le cher notamment). Il prend les formes suivantes : Organisation de mascarades Encouragement à l’abdication et au mariage des prêtres Bris de statues Développement du culte civique et vénération de la déesse raison. Hostilité à la religion (perçue comme une forme d’oppression) En Mai 1994 Robespierre lance le culte de l’être suprême. Les dirigeants sont plutôt tournés vers le déisme des lumières et le peuple vers l’anti- cléricalisme. En conclusion : les principes ont gagné. En 1801 lors de signature du concordat entre le pape et Napoléon, il est impossible de revenir en arrière, les principes nouveaux ont gagné, et tout reste acquis : Le pape doit reconnaître Les biens du clergé restent biens nationaux La célébration du culte doit respecter les règles de police Les évêques sont nommés par le gouvernement Les curés sont agréés par le pape. 4/ - La religiosité et la révolution : La religiosité reste évidemment forte. Il n’était pas possible de tout changer en un temps aussi bref : La forme de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen , rappelle les tables de la loi reçues par Moise Développement du culte des héros : Condorcet, Académie, Les grands hommes sont portés au Panthéon : Mirabeau, Le Peletier, Voltaire, Rousseau, Marat (en septembre 1794)

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Développement d’une religiosité révolutionnaire avec des lieux de culte (Exemple tombe de St Pataude à la limite Ile et Villaine et Loire atlantique à St Martigné) Des formes artistiques quasi catholiques se développent (exemple le corps de Marat peint par David dans sa baignoire lors de son assassinat dans la position du christ) 5/- Des réalisations laï ques / Conclusion. C’est d’abords le développement d’un autre système de valeurs avec pour tous le droit de choisir. La diversité devient possible (pour choisir un prénom). La volonté divine ne l’emporte plus. En l’an 2, 21% des prénoms sont étrangers à une célébration religieuse (exemples : Brutus, Opéra, Vertue, La Montagne) . Un secrétaire de Mairie de Couëron a même prénommé sa fille « Désir de Paix » en 1795. Concernant la toponymie, des décisions locales permettent un changement de nom, huit % des communes changent de nom . Exemples : Fontenay le comte devient Fontenay le peuple Villeneuse Saint Georges ==> Villeneuve la Montagne St Isaac ==> Vinbon Etc…. Des rues sont renommées : Utilisation des noms : Voltaire, Crébillon, Egalité (place de l’égalité devenue plus tard place royale à Nantes) Le calendrier s’appuie sur une base décimale, avec comme référence l’agriculture (plantes, saisons, outils ). Le début de l’année est le 22 septembre date de proclamation de la république. Les références culturelles peuvent être librement choisies. C’est aussi l’affirmation de droits qui visent l’épanouissement : Instruction pour tous Droit à la politique Droit à l’art (création des musées dès 1789) Droit aux archives Droit aux livres (création de bibliothèques publiques) Droit à la langue Un autre système de valeurs est donc possible. C’est aussi une tentative pour échapper à la religion. trois exemples : L’état civil : Avant la révolution il était tenu par les prêtres. Le 21 septembre 1792 création de l’état civil qui sera tenu par des officiers d’état civil. La naissance, la vie et la mort deviennent des actes civils. Le mariage est un contrat civil, la régularisation à l’église devenant facultative. C’est la clé de tous les changements. Le divorce (le mot existe avant la révolution). Le divorce est institué en 1792. C’est la possibilité de rompre un lien conçu avant comme « intangible » pour quatre motifs :

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Incompatibilité d’humeur Mauvais traitement Disparition de conjoint Consentement mutuel Il est supprimé en 1815 par la Restauration. Il sera restauré en 1884, sachant que le motif de divorce par «consentement mutuel» ne réapparaîtra qu’en 1975 ! Une vague de 30 000 régularisation aura lieu aura lieu immédiatement, qui sera suivie par un nombre très faible de nouveaux divorces. Sacrements : Le nombre de baptêmes ne diminue pratiquement pas. Le nombre de mariages religieux après une chute très importantes, se stabilise à un niveau inférieur (80 à 90% au lieu des 100%). Une citation prouve que pour certains la mémoire est plus forte que l’au delà: « L’homme juste ne meurs jamais, mais il vit dans la mémoire des citoyens ». Conclusion : En 1756, Le Chevalier de la barre est condamné à mort pour avoir mutilé un crucifix. 27 ans plus tard on peut mesurer le chemin parcouru. Des ouvertures considérables se sont produites, même si elles ne sont pas les même pour tous d’un point de vue social et géographique. Plus rien de pourra être comme avant……



La réforme agraire :

Philosophiquement, il y a des arguments pour justifer la réforme agraire : multiplier les titres légaux sur la même terre est sans utilité ; certains de ces titres de propriétés peuvent avoir été obtenu par vol ; il s'agit d'assurer le plus de bien-être pour plus de monde, le droit à la dignité ; la justice requiert l'application de "la terre à ceux qui la cultivent". Néanmoins beaucoup de ces arguments entrent en conflit avec les droits de propriété de la plupart de nos sociétés modernes, ce qui implique que certaines formes de réforme agraire mettent en question la conception qu'à une société donnée des droits, du rôle de du gouvernement.
Ces questions incluent par exemple :
la propriété privée est-elle légitime ?
si oui, plus spécifiquement, la propriété de la terre est-elle légitime ?
si oui, les droits de propriété "historiques" sont-ils légitimes, dans un état ou une société en particulier ?
même si les droits de propriété sont légitimes, doivent-ils protéger de manière absolue contre l'expropriation, où doivent-ils entraîner l'obligation de compensation totale ou partielle au "propriétaire" ?
Comment les droits de propriétés se mesurent-ils par rapport au droit de vie et liberté ?
Comment arbitrer les litiges au sujet de la propriété de la terre ?
A quel niveau de gouvernement les terres communes sont possédées, gérées ?








Titre II : l’avènement de la civilisation industrielle :

Le conditionnement du démarrage :

libéralisme économique est la thèse selon laquelle la liberté d’action individuelle la plus complète (liberté d'entreprendre, libre choix de consommation, de travail, etc...) serait souhaitable en matière économique, et l’intervention de l’État doit y être aussi limitée que possible.
Les partisans du libéralisme économique se rangent en deux grandes familles. Pour les uns, leur position découle d’un raisonnement de nature philosophique partant de principes généraux applicables à tous, en tous temps, en tous lieux et à toutes les activités humaines. Pour eux, le libéralisme économique n’est que l'application en économie du libéralisme philosophique. Ils contestent à la fois la légitimité et l’efficacité de l’action de l’État, et leur opposition à ses interventions est absolue. Cette tendance, qui a vu le jour au XVIIIe siècle avec les philosophes des Lumières, est souvent appelée « Libéralisme classique ».
Pour les autres, le libéralisme économique relève d’un raisonnement de nature purement économique portant sur les conséquences de l’application des thèses libérales. Leur position repose le plus souvent sur la théorie de l’équilibre général et est souvent appelée « libéralisme néoclassique ». Ils ne contestent que l’efficacité des actions de l’État et sont donc plus sensibles que les libéraux classiques aux critiques partant des « défaillances du marché ». De ce fait, ils diffèrent quant aux limites exactes à fixer aux interventions de l’État.
Actuellement, le libéralisme classique est devenu très minoritaire, et les tenants du libéralisme économique font en grande majorité reposer leurs positions sur le libéralisme néoclassique.
Le libéralisme est l’objet de nombreuses et violentes critiques, tant de la part du public que des politiques et des organisations étatiques, puisque l’essence même du libéralisme est de contester la légitimité et l’efficacité de leurs actions. C’est pourquoi le présent article ne se limite pas à un exposé des thèses libérales, mais fait une place inhabituelle aux controverses.

Le libéralisme économique dans sa version classique s’est constitué en théorie aux XVIIe et XVIIIe siècles, sous l’influence des philosophes des Lumières, principalement britanniques (John Locke, David Hume, Adam Smith) et français (Turgot, Condillac, Montesquieu). Il consiste essentiellement en l’application aux actes économiques des principes philosophiques et politiques libéraux, qui découlent de la primauté de la liberté individuelle sur toutes les formes de pouvoir.
A cette époque, les économistes libéraux veulent montrer que, par delà l'arbitraire et le pouvoir du souverain, le libre jeu des intérêts individuels dans la société civile conduit à un ordre et non au chaos. En ce sens, le projet libéral s'inscrit dans le cadre d’une philosophie optimiste et peut être considéré comme moderne, voire révolutionnaire.
L’écossais Adam Smith supposait ainsi dès 1776 dans sa Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations que tout se passait comme si une « main invisible » organisait les échanges et harmonisait les intérêts individuels et collectifs : bien qu'il ne cherche que son propre intérêt, l’homme « est conduit par une main invisible à remplir une fin qui n'entre nullement dans ses intentions ; et ce n'est pas toujours ce qu'il y a de plus mal pour la société, que cette fin n'entre pour rien dans ses intentions. Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler ». La même idée est exprimée par Montesquieu : « chacun va au bien public, croyant aller à ses intérêts particuliers ».
Plus tard, David Ricardo, dans Des principes de l'économie politique et de l'impôt (1817), avancera sa célèbre théorie du libre-échange mutuellement avantageux (théorie des avantages comparatifs) pour tous les pays participant au commerce international.
Le libéralisme des économistes de l’Ecole classique française (Turgot, Condillac, Say, Bastiat) est surtout assis sur des arguments d’ordre philosophique, les arguments proprement économiques n’ayant qu’une place secondaire.
Ce libéralisme va de pair avec une conception subjective de la valeur, qui exprime le désir que nous éprouvons pour les choses. Or ni le désir ni la satisfaction ne sont mesurables, et on ne peut donc ni comparer ni additionner les valeurs que deux individus différents attachent à un bien. Pour les tenants de cette école, il n’existe pas de mesure du bien-être d’un individu ou d’un groupe, et la notion d’optimum économique est vide de sens. Aucune organisation ne saurait donc légitimement s’arroger le droit d’intervenir par la contrainte pour favoriser l’atteinte d’un optimum.
Pour ces auteurs, le seul rôle légitime de l’État est de faire respecter les droits des citoyens et de protéger les libertés individuelles. Ses actions sont donc considérées comme illégitimes si elles sortent de ce domaine ; l'économie n'est qu'un des domaines de l'activité humaine où l'État ne doit pas intervenir. C’est ce que Frédéric Bastiat résume dans ses Harmonies Economiques de 1850 : « N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième ».
Certains de ces auteurs se sont attachés à montrer que les interventions gouvernementales dans l’économie sont non seulement illégitimes, mais inefficaces. Non seulement elles n’entraînent pas les effets qui les avaient motivées, mais elles ont des effets pervers néfastes. C’est ce qu’entendait Turgot en écrivant en 1759 dans son Eloge de Vincent de Gournay : « L’intérêt particulier abandonné à lui-même produira plus sûrement le bien général que les opérations du gouvernement, toujours fautives et nécessairement dirigées par une théorie vague et incertaine. ». Cette thèse est détaillée en 1776 par Condillac dans « Le commerce et le gouvernement considérés relativement l’un à l’autre »
Ces positions ont été reprises et développées à partir de 1870 par l’Ecole autrichienne d’économie (Menger, Mises, Hayek, Murray Rothbard). Cette école constate de plus que tout accord librement consenti augmente la satisfaction des deux parties. En effet, s’il en était autrement, celui des deux qui se sentirait lésé refuserait cet accord et l’échange n’aurait pas lieu. Plus généralement, tout ensemble d'échanges librement consentis améliore la situation de tous ceux qui y ont participé. La liberté des échanges est donc la garantie que la situation qui en résulte est jugée préférable à la situation de départ par ceux qui ont participé aux échanges. La liberté d’échanger et d’entreprendre est à la fois un cas particulier du principe philosophique de liberté, donc un impératif moral qui s’impose indépendamment de ses conséquences, et le moyen qui conduit le plus probablement à la plus grande satisfaction générale. Une des critiques essentielles de cette école, notamment développée par Friedrich von Hayek (Prix et Production, 1931), est que l'information sur l'état des marchés est fournie par les prix (les prix élevés indiquant une insuffisance de production par rapport à la demande et inversement), et que donc toute intervention de l'État dans l'économie, parce qu'elle modifie artificiellement la pertinence des prix, détourne les facteurs de production de leur allocation optimale, voire pousse les agents à produire des biens inutiles et à ne pas produire les biens les plus demandés.
Pour les auteurs autrichiens, le marché est essentiellement un « processus cognitif » de découverte, d’échange, de conservation et de traitement d'informations dans lequel le système des prix oriente les comportements individuels vers les activités jugées les plus utiles par la société, tout en réalisant une considérable économie d'information et d'organisation puisque toutes les informations privées sont condensées en un seul indicateur disponible pour tous.
Les classiques anglais (Adam Smith, Malthus, John Stuart Mill, Ricardo) sont moins explicitement attachés au libéralisme philosophique. Leur position est essentiellement utilitariste, c’est-à-dire qu’ils justifient leurs positions libérales par des arguments d’efficacité économique plus que par des principes généraux, préfigurant ainsi la position néoclassique. Ils sont aussi moins absolus dans leur opposition aux interventions gouvernementales.


La révolution industrielle est un processus qui bouleverse les techniques de production : on passe d'un système artisanal, manuel, de production, dans des lieux dispersés, à une production recourant de plus en plus à une énergie provenant de machines, production en grandes séries, centralisée, utilisant des normes ou standards afin d'obtenir des produits d'une qualité homogène. Le passage d'un travail domestique à un travail de plus en plus spécialisé change radicalement les modes de vies. Elle ne touche pourtant pas tous les pays européens et son propre développement diffère dans les régions touchées.
Le terme de révolution industrielle ne peut être attribué qu'à la Grande-Bretagne (le Royaume-Uni à partir de 1801), chez qui le processus de transformation des sociétés a été brutal. Ne peuvent donc être intégrés dans cette "révolution" les autres pays en cours d'industrialisation, étant donnée que leurs premières phases furent longues et continues. Dans ce cas, on parle alors d'industrialisation.
Le terme "révolution" est mal employé, car il est contradictoire, mais c'est ainsi que fut traduite la croissance industrielle de l'époque
Cette situation est due à deux révolutions industrielles :
Une première révolution est fondée sur une source d'énergie hégémonique : le charbon, un matériau de base : le fer, et un moteur universel : la machine à vapeur, ce triptyque étant mis au service essentiellement du domaine du textile, puis du chemin de fer (années 1830).
Le chemin de fer constitue à lui seul une véritable révolution puisque ce secteur-clé va permettre une redéfinition de l'organisation du territoire : il va alimenter le processus d'industrialisation tout au long du XIXe siècle en permettant un élargissement des marchés, en exposant les industries régionales à une concurrence nationale incitative, et en stimulant la dynamique de l'innovation (dans la création de voies, de gares, de ponts, de la signalisation…).
Une deuxième révolution se caractérise par l'apparition progressive d'une nouvelle source d'énergie (électricité), de nouveaux matériaux dérivés du fer (aciers spéciaux, aluminium) alors que de nouvelles industries émergent (industrie lourde, chimie) (années 1870), et que, plus tard, apparaîtra l'automobile (années 1890).
Ce n'est que progressivement que les avancées de l'industrie se font ressentir sur le niveau de vie de la majorité. Cependant, entre 1850 et 1914, le salaire annuel des ouvriers aura doublé.
Hall d'exposition de l'exposition universelle de Paris en 1900
Ces révolutions ont des conséquences sur la vie quotidienne (transports, électricité), et les expositions universelles sont les vitrines des avancées technologiques et industrielles de chaque pays (c'est le cas pour la Tour Eiffel à l'exposition de 1889 à Paris, en France).
La fabrication de produits nouveaux nécessite une réorganisation des entreprises.
Les entreprises cherchent des investisseurs, les sociétés par actions se développent progressivement à partir des années 1860 et sont vendues en bourse : c'est l'expansion du capitalisme.
C'est un système économique reposant sur la propriété privée des moyens de production (usines, machines) et dont la détention du capital est source de revenus. Il y a concentration :
horizontale : on se spécialise sur une activité principale (toutes les entreprises fabriquant le même produit se regroupent)
verticale : on regroupe des entreprises le long d'une chaîne de production (concentration en un seul groupe de l'entreprise d'extraction des matières premières aux distributeurs, en passant par les unités de transformation et les infrastructures de transport).
Selon le pays, ces concentrations prennent des formes différentes :
le cartel : ce sont des entreprises qui fabriquent le même produit, et qui s'entendent sur les prix et la quantité produite. Le cartel se développe particulièrement en Allemagne.
le trust : par la concentration, s'assure une position dominante sur un secteur de l'économie. C'est aux États-Unis que vont naître les plus grands trusts, comme en atteste l'illustre exemple de la Standard Oil fondée par John Davison Rockefeller dans les années 1870, et qui assurera un temps une mainmise sur le marché mondial du pétrole. Contrairement à l'État allemand, l'État américain, au nom de la libre-concurrence, cherchera à limiter l'émergence de ces grands groupes monopolistiques, avec des mesures antitrust comme le Clayton Act (1914) ou la Loi Sherman (1890), mais sans réel succès.
C'est l'organisation scientifique du travail. Tout d'abord le taylorisme : il vise à améliorer la productivité de la main-d'œuvre avec des méthodes de travail, en séparant les tâches de conception et de fabrication. Les tâches sont découpées, c'est le travail à la chaîne; plus de surveillance, moins de flâneries. C'est aussi le début du stress.
Le taylorisme est amélioré notamment par le fordisme : l'ouvrier ne se déplace plus, c'est l'essor de la mécanisation, de la standardisation et de la parcellisation du travail : économies d'échelle. Cela permet un emploi massif d'ouvriers. Henry Ford veut faire un modèle unique, la Ford T, de ce fait elle est moins coûteuse. C'est l'entrée dans la société de consommation et l'essor des usines, mais le travail à l'atelier et au domicile existe toujours.
l y a deux échelles :
l'internationale, avec l'essor des échanges maritimes, ferroviaires, la concurrence et le libre échange.
la nationale, se développent les magasins à succursales multiples : ils sont gigantesques, il y a beaucoup de personnel, des vitrines, les prix sont affichés, cela se fait dans un cadre luxueux. C'est le début de la publicité au cinéma, cela nécessite plus de trésorerie, plus de finances, il y a un développement des banques. Grâce à l'épargne des particuliers, les entreprises sont mieux financées, cela favorise l'industrialisation.



Chapitre trois : seconde révolution industrielle
Venez voir aussi ce très bon site :

http://membres.lycos.fr/bleu/revolution_industrielle.htm

Et
http://cm1cm2.ceyreste.free.fr/revolution.html






Ils sont issus des groupements corporatifs (métiers, compagnonnage...) des sociétés modernes et médiévales. Ils sont interdits par la loi Le Chapelier de 1791 et subissent une répression opiniâtre lors de la première révolution industrielle. Mais en 1884, alors que la III° République s'assouplit et est soucieuse de régler la question sociale, la loi du radical Waldeck-Rousseau régularise les syndicats ouvriers.

Des syndicats patronaux se créent sur cet exemple. Dès lors, le syndicalisme tend à embrasser l'ensemble de la société du travail et affiche des objectifs politiques : la CGT est créée en 1895. Le syndicalisme français, dit d'action directe, est caractérisé par ses velléités révolutionnaires et d'indépendance vis-à-vis des partis politiques. Ces principes sont affirmés lors du congrès de la CGT d'Amiens en 1905.
Après la Grande Guerre, une partie du syndicalisme se rallie aux idées socialistes puis communistes, alors qu'une minorité s'oriente vers le réformisme. Les évolutions du syndicalisme vers la politique ont fait oublier que c'est avant tout une organisation économique, organisée selon les principes de la démocratie directe, avec ses inconvénients. Les délégués doivent rendre des comptes devant l'assemblée souveraine, constituée des ouvriers syndiqués.Ils sont élus à vie mais doivent fréquemment obtenir plébiscite. Il existe de nombreuses organisations syndicales indépendantes, mais la CGT en regroupe la majorité. Elle est constituée d'un bureau confédéral, de fédérations qui regroupent tous les syndicats d'une même profession, et d'unions locales qui regroupent tous les syndicats d'une ville ou d'un département autour de la bourse du travail. Il ne faut donc pas confondre syndicat (par exemple le syndicat des charpentiers de la Seine) et organisation syndicale (par exemple la CGT).
Si aujourd'hui, les grandes organisations syndicales sont moins puissantes, les syndicats sont encore présents dans la réalité du travail, même s'ils ont perdu une grande partie de leur assise tertiaire depuis les années 1970. Du fait de la fixation de seuils par effectifs et des risques de se syndiquer, seul un salarié sur deux est amené à élire des représentants.
Ce déclin est dû à la crise de l'industrie (bastion syndical), une insuffisante prise en compte du secteur tertiaire et des PME par les syndicats, la privatisation d'entreprises, un phénomène d'externalisation, l'insuffisante prise en compte du travail féminin, la chute du communisme et la division syndicale.
Alors que le taux de syndicalisation dans le secteur privé est à peine supérieur à 5%, la France a un paysage syndical divisé, constitué de cinq confédérations représentatives de droit (CGT, CFDT, Force ouvrière, CFTC et CFE-CGC) ainsi que trois grandes autres organisations (qui rassemblent chacune plus de monde que d'autres organisations qui sont elles considérées comme représentatives) non représentatives de droit (l'UNSA, la FSU et l'Union syndicale Solidaires dont font partie entre autres les « SUD »).
D'après le ministère du travail, 8 % des travailleurs français sont syndiqués en 2003.
D'après une étude du ministère du travail sur la syndicalisation (DARES, octobre 2004), le taux de syndicalisation dans les entreprises de moins de 50 salariés est de 3,5 % (contre 5,2 % dans le secteur privé) ; il n'est que de 2,4 % chez les salariés en CDD ou en intérim (contre 9,5 % chez les salariés en contrat à durée indéterminée et à temps complet). Selon un sondage TNS-Sofres de décembre 2005, les causes de non-syndicalisation sont :
pour 38 %, le sentiment que les syndicats ne comprennent pas leur problème
pour 36 %, la peur de représailles de leur direction
pour 34 %, la division syndicale (80% des sondés estimant qu'il y a trop de syndicats en France)

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MessagePosté le: 22/08/2006 13:27:35    Sujet du message: Publicité

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